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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 20:37

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Enfoncé dans un vaste fauteuil à oreillettes, les pieds sur les poires en vermeil des chenets, les pantoufles rôties par les bûches qui dardaient, en crépitant, comme cinglées par le souffle furieux d'un chalumeau, de vives flammes,

des Esseintes posa le vieil in-quarto qu'il lisait, sur une table, s'étira, alluma une cigarette, puis il se prit à rêver délicieusement, lancé à toutes brides sur une piste de souvenirs effacés depuis des mois et subitement retracée par

le rappel d'un nom qui s'éveillait, sans motifs du reste, dans sa mémoire....

Rita... Rita Graton...

 

Il se rappela ce jour où, fatigué des excès de sa vie de garçon, pressé  par le spleen, il espérait rencontrer une âme amie, frémissante comme lui de pensées admirables, enthousiasmée par les désirs réputés  les plus difficiles à satisfaire.  Plongé dans ses réflexions, il faisait saler l'eau de sa baignoire en y mêlant, suivant la formule du Codex, du sulfate de soude, de l'hydrochlorate de magnésie et de chaux, lorsque le carillon tintinnabula.  Il fallait ouvrir.

Il se hasarda à tirer le judas incisé dans la porte

et aperçu tout d'abord une frêle silhouette, bientôt illuminée par ce qui semblait être un bouclier d'or posé sur sa poitrine.

Il ouvrit la porte et fit face à une grâce balbutiante, une exquise curiosité, une verdeur étrange et savoureuse :

Rita Graton.

 

De ce qui suivit cette entrevue, vous ne saurez rien, lecteur impétueux.

Sachez cependant qu'un mouvement d'une captieuse déviation

fit acquérir à des Esseintes la bienfaisante impression d'un bain de mer.

 

Enfoncé dans un vaste fauteuil à oreillettes, les pieds sur les poires en vermeil des chenets, les pantoufles rôties par les bûches qui dardaient, en crépitant, comme cinglées par le souffle furieux d'un chalumeau, de vives flammes,

des Esseintes contemplait, dérouté, singulièrement frénétique,  disposé à l'acceptation des dérèglements et de leur conséquences,  exalté et la langue sèche, une pièce de tissus assemblés tels les filins  d'un firmament éclairé par les fanaux aiguisés de l'Étrange, seule trace désormais du vaisseau suranné qui l'avait ferré

sur les voix d'une admiration troublante et infinie.

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 14:42

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Mercredi  7 décembre 2011, autopsie à 15h46.

 

Rapport du médecin légiste Rita Graton, 2° sous-sol, n° 43879987

 

 

"Hum, hum.

Le sujet est de type "chococake".

Il semble avoir subi 2 chocs.

 

Le premier est dû à un trop plein de farine,

je dirai.... 150 g de farine en pleine face.

L'attaque a probablement été réalisée pendant une période de repos du sujet,

de sorte qu'il n'a pas souffert.

Ce trop plein de farine l'a cependant rendu incapable, par la suite, de manifester la moindre défense : il s'est senti lourd, immobilisé.  Cela explique que les secours n'aient pas été appelé  par la victime et que les voisins n'aient rien suspecté.

Je note les traces d'une première cuisson à four trop chaud.

 

Le deuxième choc est, selon mon opinion, la cause du décés.

Il s'agit d'une éventration en deux temps.

D'abord en longueur, puis en largeur.

Le sujet a, en outre, subi une seconde cuisson APRÈS la dite éventration. Il s'agit sans doute de la part de l'auteur du crime d'une tentative (malheureuse) de camouflage du délit. La tentative a visiblement échouée : le sujet est toujours crû en son centre. C'est inexplicable : la victime a pourtant dû rester... 1h30 au four.... ce qui, normalement, aurait dû suffir à le cuire. Mais non. Il est crû en son centre. Peut-être faut-il ici faire le lien avec la dose de farine en trop.

De plus, cette deuxième cuisson a fixé un dépôt de carbone

caractéristique sous le corps.

Le sujet est ainsi complètement brûlé sur toute sa surface extérieure et complètement crû à l'intérieur.

 

Conclusion : le "chococake" autopsié ce jour est littéralement détruit.

Son ingestion est VIVEMENT déconseillée."

 

L'auteur du délit court toujours.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 19:42

P8260019

 

Stacy Murdock était une vieille amie de Rita Graton.

L'achat de sa première bouteille d'eau oxygénée, à l'âge de 15 ans,

avait littéralement fait  irradier Stacy Murdock :

c'est d'ailleurs grâce à cette petite fiole qu'elle avait remporté le concours de

Miss Pain de  Maïs en 1953.

Mais aujourd'hui, Stacy Murdock en avait marre de sa couleur de cheveux.

Ouaip.

Elle se collait une réput' de pourrie depuis trop longtemps.

Dans tout l'état de l'Ohio, on la surnommait "la nécrophage" en raison de sa brève aventure avec le maire de Queensburg à l'occasion de l'élection de

Miss Jambon de Volaille en 1954.

Bon, il est vrai que le maire en question avait 82 ans.

Stacy avait dû abuser  de mojitos pour  gagner l'élection.

 

Stacy Murdock se décida brusquement.

Elle gagna rapidement et à petits pas pressés le supermarket, prit sa boîte de teinture, régla devant une caissière éberluée et rentra chez elle.

La caissière, qui n'était autre que Wendy MacCullan,

s'empressa d'alerter toutes les dindes de la ville :

-"Hééééééééééé ! Stacy  Murdock va se faire une couleur de cheveux  !!!!"

-"Naaaaaaaaan, c'est pas vrai !"

-"Siiiiiiiiiiiiiii ! Juré : j'l'ai vu acheter sa teinture !"

-"J'veux bien être pendue si j'vois pas ça !"

 

Elles se mirent à roder devant la maison de Stacy Murdock, pretextant

des trucs cons : visite à la vieille Katie Smithson (pas sortie de chez elle depuis 1943), recherche du chien du voisin, vérification de la hauteur des gazons, footing, perte de boucle d'oreille, récolte de mégots abandonnés...

Elles étaient toutes là, à attendre que Stacy Murdock sorte.

Toutes, sauf Wendy MacCullan....

 

À 23h36, les dindes se réunirent et décidèrent de rebrousser chemin :

Stacy Murdock sortirait bien demain pour se rendre à l'épicerie,

"faudra bien qu'elle bouffe la nécrophage, inh, inh, inh".

 

À 23h58, une ombre se profila devant la maison.

Le coup de  sonnette retentit à la porte de Stacy Murdock  :

"DAaaaNG  DOoooNG".

-"Ouiiiiiiiiiiiii, c'est pourquoi ?"

-"C'est Wendy, je viens te ramener ce que tu as oublié à la caisse cet après-midi...."

-"Bê. Qu'est ce que j'ai oublié ?"

-"Bah : ouvre, tu verras bien !"

La porte s'ouvrit, lentement, dans un "CHOUiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnn" grimaçant.

 

"C'est pas vrai !!!! Que la fesse me pèle !", dit Wendy MacCullan en tendant le porte-carte-et-trucs-plats marron à motifs marrons et boutons marrons

à Stacy Murdock.

 

Ce furent les derniers mots qu'elles échangèrent.

 

 

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 21:54

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Rita Graton et son amie Schawny Walter-Weldon se donnaient rendez-vous tous les jeudi soir à 17h45,

histoire de faire un point sur les derniers potins du quartier.

Elles se rendait sur Brug Street, admiraient les vitrines des antiquaires

("Oh, comme c'est vieux !") et des bouquinistes ("Oh, mais c'est tout froissé !"), s'étonnaient de la couleur des boiseries du nouveau salon de coiffure ("Oh, mais comme c'est vert !"), et fondaient illico-presto au pub Happy Days Dinner.

Elles commandaient inévitablement deux cheese cakes à la cerise

(parce que, la cerise, c'est tellement féminin), et entamaient leurs vodkas highball l'esprit tranquilles et sereins : elles avaient commandé à manger, donc elles pouvaient picoler sévère sans que personne vienne les emmerder.

 

Ce soir là, Schawny Walter-Weldon avait pris son ouvrage à peine commencé quelques jours plus tôt (un magnifique cache-théière bleu-lavande) et l'avait posé ostensiblement devant les 3 verres de vodkas highball qu'elles venait de s'enquiller, pour attirer l'attention des curieux sur la finesse des points crochetés plutôt que sur l'aridité des verres vides. Rita Graton commençait à dodeliner de la tête et Shawny Walter-Weldon à  parler un peu trop fort de Miss Cunnigham à qui les enfants des Jefferson avaient fait manger des croquettes pour chat (n'est-ce pas elle qui, déjà la semaine dernière, a mangé des granules pour géranium chez les Jefferson, justement ? ... tiens, c'est curieux).

 

Soudain, le sheriff Mitch Corey entra dans le Happy Days Dinner.

Le silence se fit durant une petite seconde de trop pour que cela passe innaperçu.  

Mitch Corey était un sacré gars : planté comme un chiotte en brique, il effrayait n'importe quel blouson noir, fut-il tatoué. Et il adorait les ragots. Il répétait à qui voulait l'entendre tout ce qu'il savait sur n'importe qui. Plus d'un citoyen avait dû changer de vie à cause de Mitch Corey, comme cette Miss Gayer qui cultivait son cérumen dans le placard de sa salle de bain : sa vie sociale fut foutue après une descente de Mitch Corey chez elle, prétextant la recherche d'un casseur de banque en fuite après avoir braqué la Bank of North América à Cincinnati.

Pas question qu'il raconte à toute la ville que les deux amies se retrouvaient autour de quelques verres en dehors de l'heure apéritive  admise !

Pour qui donc allaient-elles se faire passer ? Hein ?

 

Il balaya la salle du regard, semblant ne pas avoir prêté attention aux deux amies qui planquaient les verres sous la banquette. Ses yeux métalliques traquaient le coup fourré, le moins-de-21-ans, et la serveuse.

Tout à coup, ces deux billes de zinc executèrent un 360° et stoppèrent net sur  

Rita Graton et Shawny Walter-Weldon !

Shawny Walter-Weldon avala promptement la dernière gorgée de vodka highball qui restait malgré tout comme figée au niveau de la glotte. Ses mains s'emparèrent du tricot abandonné sur la table. Ses doigts, propulsés par la trouille, entamèrent leur danse chorégraphiée : clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc.

 -"Tiennnns.... ce cher Mitch Corey ! (clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc) Comment allez-vous sheriff ? (clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc) Et Miss Corey se porte t-elle bien ? (clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc) Et les zenfants, comment qu'y vont les zenfants ? (clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc) Et les géraniums, ça pousse ? (clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc) Ah ! Vous avez des pétunias, pardon j'oubliai ! (clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc clic clouc)"

 

Lorsque Mitch Corey fit demi-tour, il laissa derrière lui les deux amies

en sueur et tremblantes.

Shawny Walter-Weldon regarda son ouvrage : stupeur !

Mais qu'est ce que c'était que ce truc ?!!!

Quel enfoiré ce Mitch Corey !

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 13:36

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Rita Graton et son amie Pamy Linchton s'étaient donné rendez-vous chez Nancy Swings pour faire une partie de croquet.

Le croquet c'est frais. De plus, cela entretien le corp tout en offrant

le luxe de ne pas être en sueur après l'exercice.

Un truc de grosses feignasses, quoi.

L'autre avantage tenait dans le fait qu'une partie de croquet chez Nancy Swings s'accompagnait toujours de quelques verres de Mint Fizz eux mêmes ponctués de plusieurs Bikini Martini alternant avec un certain nombre de Singapore Sling succédant à deux trois coupes de Gin and Sin, tout ceci mis en bouche par

un petit Seabreeze bien tassé.

Nancy Swings était une hotesse merveilleuse.

 

Mais ce jour là, Pamy Linchton arriva en larmes. Elle ne consentit à expliquer son désarroi  à ses amies qu'après avoir avalé quelques Mai Tai frappés. Puis, elle eut un soubresaut et fondit à nouveau en larmes. Nancy Swings lui proposa alors une coupe de Gimlet, mais ce fut un Gin and It qui eut raison de son trouble. Elle avoua alors à ses deux amies ce qui lui causait une telle  détresse :

Burt la trompait avec Nicolette Springston !

Nicolette Springston !

Nicolette Springston, cette grosse truie de la ferme

des Springston & Springston !

Seul le tracteur de la ferme des Winchfield ne lui était pas passé dessus à celle-là, et encore, c'est bien parce qu'il est en panne depuis que Bob Ranscue a tenté

de remplacer la pompe à eau par un système de refroidissement

fabriquant aussi des glaçons.

Pffffffffffff. Quelle truie !

 

Après avoir épanché sa rancoeur auprès de ses meilleures amies, Pamy Linchton sortie un mouchoir de son petit sac en moquette marron,

celui avec cet adorable petite broderie jaune et verte.

Elle se moucha bruyamment, provoquant une moue désaprobatrice

sur le visage de chacune de ses deux amies et dit :

-"Servez-moi un Tom Collins, les filles."

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 20:27

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Rita Graton prend l'air au jardin public.

Les oiseaux  étouffent sous la chaleur et tombent aux pieds des passants qui, narquois et désabusés, commentent :

-"Quelle chianli cette canicule."

Rita Graton slalome entre les crottes de chiens gentiement abandonnées par de charmantes petites vieilles tirées par leur teckels à moitié crevés (voir 2 lignes au-dessus).

 

Une oasis apparaît : l'aire de jeu des marmots.

Rita Graton s'assoit sur un banc.

A côté d'elle un troupeau se forme : Marie-Carlotta et ses trois bambins retrouve

Anne-Domitille et ses quatre marmousets.

Marie-Carlotta est très excitée par cette rencontre fortuite

(qui l'eut-crû ? des familles au jardin public ! on aura tout vu)  :

 

-"Anne-Domitille ! Comme je suis contente ! Oh que tu es belle ! Et bronzée !

Vous êtiez sur le bassin ? Et comment vont les enfants ? Hein ?

Comment tu vas César ? Oh comme il a grandi, c'est fou hein ?!

Qu'il est beau avec ses cheveux  blonds !

Il a blondi, non ? Et Jeanne ! Comment elle va Jeanne ? Que tu es belle toi aussi !

Oh ! fait voir tes cheveux ! Qu'est ce qu'ils ont poussés ! Mais qu'elle est belle !

Oh oh oh,  regarde Anne-Domitille, Jeanne fait sa frimousse !

Oh elle est trop ... trop ... elle est trop choune !"

 

Comment ?

Quoi ?

Que... Rita Graton a bien entendu ?

Jeanne est trop CHOUNE !

Mais oui, c'est ça, Marie-Carlotta a bien dit "CHOUNE".

Marie-Carlotta a dit à Anne-Domitille que sa fille est "CHOUNE".

Wouaaaaah.

 

Rita Graton reviendra au jardin public.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:47

Sue

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- Bon sang, Sue ! T'es encore toute bourrée !

- Yep.

- M'enfin, tu es folle !  Il est 17h23 et il faut qu'on soit prêts pour la soirée des MacMillan dans 1h et 7 mn ! Comment comptes-tu te dé-bourrée ?

- Mpffffff.

- Ah ben c'est malin ça. Tu te crois maligne.T'es vraiment qu'un gros boulet, Sue.

- Yep.

- Bon allez, viens là que j'te maquille. Hop, hophop, hop. Et voilà.

T'es belle comme quand je t'ai rencontré. Tu t'souviens Sue ?

- Mhgggg.

- Tu t'souviens ? T'avais gagné le prix de Miss Maïs. C'était en 1921. Le 4 juillet.

- Aooooh.

- Allez lève toi. Ça m'fait tort de t'voir comme ça, là, comme une grosse outre à vin.

- Arrrgh.

- J't'habille. Tiens je vais te mettre la robe bleu à franges.

Hop, hophophophophophop, et..... hop, voilà !

- Mpfpfpfp.

- Quoi ?

- Mpfpfpfpsac.

- Ah oui : un sac. Ah ben tiens, prends celui avec le noeudnoeud, là. Là j'te dis.

Mais là, bordel ! Quel boulet Sue !

-Ahon.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 13:27

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En ce dimanche 21 août de l'année 1902, Rita Graton prenait le frais sur

sa pelouse avec son amie Kelly.

Elles buvaient un bon petit gin en admirant les pétunias en fleurs.

-"comme c'est beau Kelly, n'est-il pas ?"

-"so cute darling"

-"comment que  tu t'habilles toi pour aller chez les Walsh demain soir ?"

-"je pense mettre la robe verte à paillettes."

-"hannn...."

-"mais j'ai pas de sacs qui va avec..."

-"oh bê on a qu'à en coudre un : j'ai un bout de moquette avec un colibri dessus,

ça fera beau avec tes paillettes vertes"

Hop.

 

Et c'est ainsi que Rita Graton et Kelly furent les plus belles à la soirée des Walsh

(surtout Kelly avec son sac).

C'est d'ailleurs lors de cette charmante soirée que Kelly rencontra Connor

ce qui conduisit à sa rupture avec John Finchester de la ferme des Finchester.

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 18:41

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Ce 20 août 1925, Rita Graton avait chaud. Très chaud.

C'était la canicule comme ils l'avait annoncé à la TSF.

Et Bobby n'arrivait toujours pas. Il devait la chercher pour l'emmenner

aux bains de mer et, ce con, n'arrivait touours pas !

Cela faisait maintenant 2h que Rita Graton l'attendait !

Il était parti acheter des cigarettes américaines...

Mais qu'est ce qu'il foutait ? Il plantait le tabac ou quoi ?

Qu'il était con ce Bobby ! Si ça se trouve il était allé jusqu'à la ferme des Openstruck pour en emprunter à Brad Openstruck.

Heureusement qu'il était beau gosse le Bobby. Et poilu.

Tiens, et si pour passer le temps Rita Graton se cousait un petit sac pour aller à la party des Jefferson dimanche soir.

Hop.

Idéal pour y ranger ses cigarettes américaines (qu'elle aura prévu d'acheter

dans la matinée, elle, parce qu'elle,elle est pas con comme Bobby - pffffffff).

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:28

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En ce jour de 15 août 2011, le fourneau tourne à plein régime (ah ah).

Moult papilles s'activent : encore un jour pluvieux, au grand dam de la famille de Rita Graton.

Que faire de cette pâte d'amandes qui reste des précédentes expériences, esseulée dans le réfrigérateur ?

Quê-quêlle-dit la pâte d'amande ? Elle dit ça :

"(chouine, chouine) Allez Rita, fait quelque chose de ma vieille peau ! tu peux m'abandonner comme ça ! Lâche ! Tu vas quand même pas me trainer jusqu'à la poubelle et m'y jeter avec les 2 kilos de riz que tu as fait en trop il y a 3 jours ?!!! Sois sympa Rita ! Comme les gars des sondages par téléphone disent : je t'invite  tout simplement à laisser libre cours à ton imagination débordante et à gagner une forme de liberté inespérée en étant véritablement actrice dans ta cuisine."

Bon. Dit comme ça....

 

Allez hop hop hop.

Tiens si je faisais des gâteau comme des petits sandwichs sucrés.

Ah pis tiens : je vais les décorer avec des petits bouts de pâte d'amandes roses

au milieu de chaque conception immaculée.

Comme c'est kiki....

 

Au four.

 

Les voilà ! Qu'est ce qu'ils sont mignons !

Pourtant... ça me rappelle un truc, mais quoi ?...

 

(en tout cas, je te le dit lecteur, et ce pour éviter toutes confusions : le vague truc que ça me rappelle, et ben c'est pas dans MON maillot de bain, ok ?)

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